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Attention à la peinture !…et à votre santé !
22 Janvier 2005
Couvrant de larges surfaces dans l'habitat, les peintures ont un impact important sur la santé des occupants. De plus, ces produits sont utilisés par un très large public peu informé des risques.

D'abord, savoir choisir la peinture

Surtout pas de peintures en phase solvant ! Improprement dites "à l'huile" ou glycérophtaliques du nom de la résine la plus employée, elles contiennent entre 40 et 55 % de solvants volatils. Lors de l'application, la moitié du pot de peinture s'évapore donc dans l'air du local ! Ces solvants (toluène, xylène, styrène, etc.) provoquent rapidement divers troubles : vertiges, maux de tête, nausées, manifestations similaires à l'ivresse alcoolique. Leur émission peut durer plusieurs mois d'autant plus que les composés organiques volatils (COV) dégagés par les peintures se fixent sur divers supports (moquettes, tissus, mobilier) qui les réémettent, prolongeant la présence des polluants.

Les peintures en phase aqueuse, dites "à l'eau" comme, par exemple, les acryliques, présentent des avantages trompeurs : peu d'odeurs, matériel lavé à l'eau, séchage rapide. Elles contiennent tout de même des co-solvants (de 5 à 10 %), les éthers de glycol, dont la toxicité pour la reproduction entraîne la suppression progressive de certaines molécules dans les peintures et vernis, mais aussi dans les produits d'entretien et les cosmétiques. Le nettoyage à l'eau des pinceaux et des rouleaux explique la pollution des eaux par ces substances et les troubles présentés par la faune aquatique.

Une troisième génération de peintures est maintenant proposée dans la grande distribution et aux professionnels. Ce sont les peintures alkydes en émulsion qui sont très faiblement émissives de composés dans l'air, car contenant très peu de solvants (de 0.01 à 0.3 %). Elles ont de bonnes performances techniques et contaminent moins l'environnement lors du rinçage du matériel puisqu'elles sont biodégradables à 74 % alors que les peintures acryliques ne le sont pas du tout.

Ensuite, bien appliquer la peinture

• Peindre les fenêtres grandes ouvertes et les maintenir ouvertes, si le temps le permet, pendant deux à trois jours pour éviter des expositions indésirables aux COV et retrouver une qualité acceptable de l'air intérieur. Cette aération réduit de dix fois la concentration des éthers de glycol.

• Pour peindre, mettre impérativement des gants fins à longues manchettes pour empêcher l'absorption cutanée de certains composants, surtout des éthers de glycol et pour éviter le nettoyage des mains avec de l'essence de térébenthine, irritante et allergisante, ou pire avec du white-spirit qui détruit le revêtement cutané et a des effets narcotiques et hépatiques.

• Les femmes enceintes ou allaitantes ne doivent pas réaliser des travaux de peinture ou de vitrification. Les risques à craindre avec les peintures acryliques concernent le développement embryonnaire et fœtal ainsi qu'une perturbation du système immunitaire du nouveau-né.

• Ne pas réoccuper les pièces fraîchement peintes pendant au moins trois jours, surtout les enfants, les femmes enceintes et les personnes fragiles respiratoires ou allergiques. L'absence d'odeur des peintures acryliques, exploitée comme argument commercial, est un facteur d'exposition des occupants, car la réintroduction dans les locaux est rapide alors que les émissions d'éthers de glycol sont encore élevées. Pire, l'application de ces peintures inodores est couramment effectuée en hiver dans des lieux fermés, en présence même des occupants (hôpital, crèche, école).

• Dans un immeuble, prévenir les habitants du début des travaux de peinture. Des personnes sensibles peuvent être incommodées.